Peinture acrylique sur papier, oeuvre originale collée quartier olivettes, Nantes, France en janvier 2020 / © Sébastien Bouchard
L’histoire de Battling Siki, né Amadou M’barick Fall au Sénégal, est celle d’un destin fulgurant et tragique, marqué par l’héroïsme militaire et l’injustice raciale. Engagé dans l’armée française durant la Grande Guerre où il fut décoré de la Croix de Guerre, il entame après l’armistice une carrière de boxeur qui culmine en 1922 lorsqu’il terrasse la star Georges Carpentier, devenant ainsi le premier champion du monde africain de l’histoire. Cependant, sa gloire est de courte durée : victime du racisme systémique de l’époque et d’une presse qui le caricature cruellement, il se voit spolié de son titre dans des conditions suspectes. Exilé à New York pour fuir le climat délétère de Paris, il y mène une vie tumultueuse avant d’être mystérieusement assassiné par balles à seulement 28 ans, laissant derrière lui l’image d’un pionnier dont la bravoure sur le ring n’avait d’égale que la difficulté de sa condition d’homme noir dans l’entre-deux-guerres.

























